Evaluation de la qualité des radiographies post traumatique dans le service des urgences

Diffusé le 16/10/2020

Adrien Altar (1), Elodie Mejean (2), Nicolas Javaud (1), Skander M'Zah (3), Aicha Turki (1), Hichem Hamdi (1), Rajeb merabtene (1)

1. SAU, Louis Mourier, colombes, France
2. SAU, Tenon, Paris, France
3. SAU, Louis Mourier, Colombes, France

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Introduction : Le motif de recours traumatologiques constitue la première cause de venue aux urgences. Il recouvre entre 36% et 48% des patients selon les études ce qui représentait en 2006, environ 10 millions de patients avec une tendance à l'augmentation (3,6% par an) ces dernières années. La qualité des radiographies réalisées après un traumatisme est indispensable pour une interprétation de qualité de ces radiographies. L'objectif de cette étude est d'évaluer la qualité des examens d'imagerie réalisé en situation d'urgence et qui sont interprétés par les urgentistes.
Matériel et Méthode : Il s'agit d'une étude multicentrique, rétrospective, sur un mois, en mai 2019. Les critères d'inclusion étaient les patients ayant présentés un traumatisme aigu avec des critères de qualité de radiographies définies. Ils comprennent les radiographies de l'épaule, du rachis, du poignet / main, du bassin et du pied. Les critères de qualités ont été définis selon les référentiels de radiologie. Les radiographies étaient relues par deux médecins urgentistes séniors en aveugle l'un de l'autre. Le critère de jugement principal était le taux de radiographies ne respectant pas les critères de qualité recommandés sur les situations d'urgence post traumatiques.
Résultats : Parmi les 1526 radiographies prescrites aux urgences, 352 ont répondu aux critères d'inclusion, correspondant à 326 patients dont 192 (59%) hommes d'âge médian de 41 ans. L'attitude des urgentistes est considérée comme appropriée (critères de qualité respectés ou radiographie de mauvaise qualité refaite) pour 208 (59%) d'entre elles, comme inappropriée (critères de qualité non respectés et radiographie non refaite) pour 119 (34%) d'entre elles. Ving-cinq radiographies étaient discordantes entre les investigateurs avec un score Kappa de 0,85. Au total, pour 119/327 (36%) radiographies, l'attitude des urgentistes est considérée comme inappropriée, après exclusion du groupe discordant.
Conclusion : Une partie non négligeable des radiographies ne respectent pas les critères de qualité recommandée sont interprétés par les urgentistes pouvant conduire à des erreurs diagnostiques et à des retards thérapeutiques.
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